Comment fait-on des barriques ?

Bonjour à tous !

Tout d’abord, nous vous souhaitons une merveilleuse année 2018 avec beaucoup de bonheur, une excellente santé et bien sûr de superbes découvertes œnologiques!

Avec ces magnifiques journées pluvieuses, on rêve de plage, de palmier et de noix de coco ! En parlant de noix de coco… Savez-vous que c’est un arôme que l’on peut retrouver dans le vin ? Et oui ! et ceci grâce aux barriques ! Nous allons donc voir ensemble pourquoi.

Bonne lecture !

À l’origine les barriques étaient utilisées comme moyen de transport et de conservation du vin. Depuis, elles ont évolué dans l’optique d’élever les vins de manière qualitative avec le désir d’aromatiser et de boiser le vin.

Comment fait-on des barriques ?

dans la forêt…

On détermine la qualité du bois à son grain et celui-ci dépend du temps de croissance de l’arbre. Plus l’arbre aura eu une croissance lente, plus le grain sera fin et donc de meilleur qualité. De même, la qualité dépend de l’âge de l’arbre que l’on détermine grâce aux cernes : plus il y en a, plus l’arbre est vieux, et plus elles sont rapprochées plus l’arbre aura poussé lentement. Ce sont donc deux éléments de qualité qui dépendent uniquement de la croissance et de la concurrence entre les arbres.

la coupe…

Tout d’abord on coupe des troncs : ces morceaux s’appellent « les grûmes ». Puis on les recoupe à nouveau pour obtenir des billons que l’on va fendre pour obtenir des quartiers. On taille à nouveau ces quartiers, de manière à ce que le bois ait une épaisseur entre 18 et 35 millimètres et une largeur entre 40 et 120 millimètres. On appelle ces lattes de bois, « des merrains ».

 le séchage…

Après avoir obtenu la forme de bois souhaitée, on passe à l’étape du séchage. C’est un séchage naturel qui est réalisé à l’extérieur : les merrains sont simplement disposés en claire-voie. En séchant, le bois va se rétracter mais cela doit se faire lentement pour ne pas perdre les substances qui font la typicité du bois. Le séchage est déterminant pour la qualité des barriques : il faut de l’air, du soleil et de l’eau (de pluie ou par des dispositifs d’arrosage). A la base, le bois vert est humide à 50-60%. Pour qu’il soit sec et prêt à être travaillé, l’humidité doit être entre 15 et 18%. Pour atteindre ce taux, le bois a besoin de sécher entre 18 et 24 mois. Plus on attend, meilleure sera la qualité…

la création des douelles…

Elle se fait avec 4 opérations :

  • L’écourtage : on donne la longueur souhaitée aux merrains en éliminant les extrémités qui sont de moins bonnes qualités,
  • Le dolage : cela donne la bonne forme aux merrains,
  • L’évidage : on élimine une partie du bois qui formera l’intérieur de la barrique,
  • Le jointage : on joint les merrains pour former des douelles.

 

L’étape suivante s’appelle « la mise en rose » : on assemble les douelles dans un cercle métallique pour former la barrique.

les chauffes…
  • La chauffe de cintrage qui est la première. On la pratique sur des douelles mises en rose dans le but de cintrer le fût. Il n’y a donc aucun impact aromatique.
  • Le « bousinage » : en revanche cette chauffe est à l’origine des arômes apportés par les fûts neufs. Cette étape est très importante car l’intensité et la durée de la chauffe modifient le caractère boisé. Chaque tonnelier propose différents types de chauffe : légère, moyenne, moyenne plus et forte.

Et c’est ainsi que l’on arrive à obtenir des arômes tels que la vanille, la noix de coco, le clou de girofle, des notes fumées, grillées ou encore de café torréfié.

Voilà comment on réalise de belles barriques. Les tonneliers réalisent un métier magnifique de longue durée. C’est grâce à eux que l’ont produit des vins de belle qualité.